Divine Graciosa

Divine Graciosa

C’est une pépite de désert jetée au large du Maroc, lovée contre Lanzarote.

On y trouve tous les dégradés de beige au brun basalte vous caressant l’œil, ceint d’un camaïeu de bleu, du turquoise au marine, coiffée d’un azur épuré.

Blog Graciosa2Les trésors de la Graciosa

Çà et là, quelques maisons blanches aux toits plats, une poignée de palmiers, deux épiceries, une poste, trois bars, une boulangerie, what else ?

 

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L’unique village de Graciosa

Voilà trois semaines que nous avons oublié ce que sont des chaussures, le bitume, les voitures.

Marcher entre des cratères endormis, nager au milieu de bancs de poissons plus curieux que nous, bricoler, peindre, bichonner Leenan Head, nouer des amitiés, vivre en toute simplicité.

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Trois semaines que le temps s’est arrêté pour être, à sa juste valeur : savouré, observé, dégusté.

Après un mois de navigation-migration, Graciosa était notre escale désirée comme arrivée dans notre bassin de navigation hivernale : les Canaries.

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Arrivée à Graciosa le 6 novembre 2017

Cette année, pas de traversée ni de course effrénée à travers les alizées ; Leenan Head va prendre son temps, flâner, musarder, se balader entre les îles du bel archipel.

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Larguer les amarres avant d’être lassé mais en ayant bien profité, voilà le délicat équilibre à trouver.

En cadeau de départ, une bonne bouteille de vin dédicacée, un dessin, une corbeille à fruit fait main, des heures de musiques troquées contre une carte marine mais surtout des sourires, des discussions et anecdotes entre deux coups de pinceau, des adresses mail pour garder le contact … toutes ces coques amarrées qui abritent tant de vies, d’expériences, de milles parcourus en tous sens…

Quand les copains de ponton ont agité leurs bras au bout du catway, quel bonheur de verser une larme puis d’aller hisser haut la grand-voile, sourire aux lèvres, en regardant l’horizon droit devant.

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Serait-ce la recette magique de l’escale réussie ?

Un peu triste d’appareiller mais tellement heureux de re-naviguer ?

Ni trop mais juste assez ?

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Hasta luego Graciosa, cap sur l’île de Lanzarote

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Madère et les Désertas, point virgule sur l’Atlantique.

Madère et les îles Désertas, point virgule sur l’Atlantique

Aussi bien dans le fond que dans la forme, L’île de Madère et les Désertas dessinent bien un joli point virgule sur l’Atlantique.

Cet élément de ponctuation relie deux phrases indépendantes l’une de l’autre mais ayant la même logique.

Dans la forme, on distingue bien l’île de Madère formant une sorte de point surmontant les îles Désertas, à 10 milles au sud-est de là, toutes en finesse et incurvées, telle une jolie virgule posée sur l’océan.

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Madère et les Désertas ou le point virgule volcanique de l’Atlantique !

Dans le fond, lorsque l’on quitte la vieille Europe par le Portugal par exemple, pour rejoindre en toute logique l’archipel des Canaries, lieu idéal avant le grand saut de la « transat » ; Madère presque à mi-chemin, apparaît bien en point virgule reliant le continent à l’archipel canarien via cette île où l’on parle le portugais mais plus proche géographiquement de l’Afrique.

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C’est par une navigation en pointillé alternant « molles » et petites brises, que nous avons découvert la belle Madère.

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Vie en mer : s’amuser à gréer de nouvelles voiles, « mateloter » de la garcette, observer, regarder, scruter, rêvasser, barrer …

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Passé le tumulte de capitale FunchalLeenan Head est amarré dans la célèbre marina au quai peint par les centaines de navires de passage, un calme olympien règne au pieds des vertigineux a pics verts, gris ou bruns.

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Tout pousse à madère ! Bananes délicieuses sous le vent de l’île, vignes cultivées en terrasse au nord et partout une végétation luxuriante et variée :

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Ici, les vignes qui produiront un vin prisé à l’exportation …

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philodendrons géants, hortensias bleus électrique, hibiscus ponceau, bougainvilliers multicolores, arbre à muguet enivrant, pins maritimes, gracieux oiseaux de paradis, chênes, lauriers fuchsia, agapanthe améthyste, fougères démesurées …

Un florilège d’espèces végétales cohabitent ici pour le grand bonheur des randonneurs passionnés de volcanologie, de botanique et de nature sauvage.

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Un conseil : équipez-vous de bonnes chaussures de marche, d’un vêtement de pluie (surtout au nord où les grains pluvieux se déversent presque chaque jour), de vêtements chauds pour l’altitude (en montagne, on perd facilement 5 degrés par rapport à la côte) d’un bon guide, d’un appareil photo et de votre plus beau sourire : les Madérois rencontrés en chemin sont d’une grande gentillesse !

 

Après une escale trop courte mais nous invitant à revenir, nous quittons Madère en longeant les fameuses îles Désertas, réserve naturelle, où seule une colonie protégée de phoques moines s’épanouit en toute quiétude ainsi que quelques oiseux marins, sous la protection d’un gardien.

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Au printemps, nous reviendrons à Madère charger du vin à destination de l’Angleterre … mais pour l’instant, nous mettons le cap sur l’archipel des Canaries.